Lorsque le peuple échaudé désigne du doigt, lorsque le peuple hurle de la haine, lorsque le peuple jouit de faire mal, Seigneur, il y a encore un sage vieillard, un policier raisonnable, un juge intègre, un bon prêtre, un médecin consciencieux, un collègue lucide, une épouse effarée qui veulent faire valoir le droit de la gentillesse. Seigneur, donne au vieillard, au policier, au juge, au prêtre, au médecin, au collègue et à l'épouse la force, l'occasion et le courage de calmer l'arène... Et, si nécessaire, redonne au peuple de savoir qu'il peut aussi jouir de pardonner, de vouloir oublier, de se voir capable d'assumer de multiples couleurs dans sa trame.

Seigneur, je t'en prie, toi qui connaît le cour du marginal désigné, donne-lui de pouvoir un jour tourner cette page horrible de sa vie et d'aimer à nouveau ses voisins...

Seigneur, interviens ! Utilise-moi s'il se peut, transforme-moi pour que je me laisse utiliser par Toi.